7 posts tagged “film”
Il y a des films mythiques et la légende de ce géant en fait partie. J'ai eu un grand plaisir à revoir hier au soir, sur écran plat et large de ma télé, cette oeuvre magistralement interprétée. J'ajoute, qu'en tant que femme, j'avais de quoi me régaler les yeux ! Des hommes tels que Peter O'Toole et Omar Sharif et pour une fois... un film sans nana...
et la journée de la femme... libre ! J'ai regardé comme nombreux téléspectateurs le film donné sur ARTE hier vendredi.
Isabelle Adjani en professeur, au bord de la crise de nerfs lorsqu'elle va découvrir une arme dans le sac d'un élève. Actualité brûlante peut-on dire ! Une classe difficile dans un collège situé en zone sensible où tout le monde semble complètement dépassé. Chaque enseignant se targue d'employer sa petite méthode pour avoir un semblant de paix. En fait rien ne va. Isabelle Adjani, professeur de français dans le film, désire aller au-delà, leur enseigner Molière, faire en sorte que ses élèves franchissent quelques pas vers la liberté et le savoir. Malheureusement en prenant sa classe en otage après la confiscation du pistolet, elle va affronter la vulgarité du meneur de bande, la bêtise du racisme entre eux (arabe/juif/noir) et leurs préjugés vis-à-vis du genre féminin. D'où le choix pour beaucoup d'enseignantes de venir habillées en pantalon. Dans le langage de ces mecs une femme en jupe est une pute.
Le film va sortir sur grand écran. D'après ce que nous apprenons dans les informations communiquées par la presse au quotidien, la vérité n'est pas loin. Les questions restent. Que faire ? Comment s'y prendre ? La société que fait-elle ? La violence semble être banalisée la faute à qui ?
Le rôle interprété par Isabelle Adjni est grandiose. Toujours aussi belle, un peu plus ronde physiquement mais avec une force de caractère extraordinaire et un talent fou. Un rôle vraiment à part...
Ils étaient merveilleux tous deux. C'est en parlant de chapeaux que je me suis souvenue de la divine Audrey dans My Fair Lady.
Je vais rarement au cinéma alors que je suis une passionnée de l'art cinématographique mais les circonstances sont comme ça. Par contre je regarde de bons films en DVD que je choisis au magasin OCD, à Marseille, qui vend à prix d'occasion ou des neufs mais à prix réduit.
Ce soir j'ai vu THE HOURS de Stephen Daldry. Pris du roman de Michael Cunningham. J'ai doublement apprécié le film, une fois visualisé en français, la deuxième en V.O. pour le charme des voix féminines.
1929 - Représente Virginia Woolf en train d'écrire Mrs Dalloway. Quand on connaît un peu l'auteure, on ne peut s'attendre qu'à une situation dramatique et austère. Difficile de faire autrement à l'époque victorienne !
1951 - Ce qui est surprenant c'est que le roman de Virginia Woolf va fortement influencer la vie des deux autres femmes, à des époques différentes, des situations distinctes mais c'est toute la magie de l'oeuvre. Laura Brown, ci-dessus, est mère d'un petit garçon et enceinte de 5 mois du deuxième enfant. Vie sans histoire, modèle classique. La surprise est pour la fin !
2001 - Plus proche de notre temps, cette femme mère de famille vit entièrement librement son homosexualité et organise pour un ami écrivain, malade du sida, une réception pour fêter son succès littéraire.
Ces trois femmes, semblent porter le fardeau de leur vie sur leurs épaules, conscientes que leur existence ne leur convient pas mais ainsi les heures passent les unes après les autres... jusqu'à la mort évoquée à plusieurs reprises.
Très beaux décors, images magnifiques et rôles magnifiquement interprétés.
C'est rare, mais hier soir j'ai passé une soirée ciné TV de très bon goût, retransmis par ARTE. THE BARBER des frères Cohen. Un film en noir et blanc afin d'être pleinement à l'époque des années 1949 bien que le film ait été réalisé en 2001. Une oeuvre marquante, des acteurs hors classe, pas facile à jouer surtout pour Billy Bob Thornton, The Barber, froid comme du marbre, impassible ne trahissant aucune émotion à part quelques jeux de regard.
Un type absent. ME, I DON’T TALK MUCH... I JUST CUT THE HAIR. Silencieux. Absent de la réalité, des sentiments, qualifié de médiocre bien qu'il nous montre sa perspicacité à monter un stratège. On n'en revient pas. Il sait que sa femme le trompe et va faire chanter incognito l'amant pour récupérer une certaine somme d'argent qui, soi-disant, va lui permettre d'échapper à la monotonie de son existence en devenant l'associé d'un type, rencontré par hasard, et qui bien sûr se tirera avec le paquet de billets prometteur. Tout va de travers pour le héros. Chance et malchance se succèdent tout au long de l'histoire avec comme toile de fond son métier de coiffeur qu'il continuera à exercer malgré les événements multiples. Petit à petit il sera amené à regarder un peu mieux la société qui l'entoure, les règles également absurdes de l'existence de chacun et de tout le monde. L'inutilité des rites, et pourtant SOONER OR LATER, EVERYONE NEEDS A HAIRCUT .... Réflexion absurde et comique montrant bien le style des frères Cohen.
Quant à l'avocat, un personnage complètement surréaliste magistralement interprété par Tony Shalhoub, se donne un air de penseur-philosophe-intello qu'il est loin d'être.THE MORE YOU LOOK, THE LESS YOU REALLY KNOW. Il cherche à tout prix le moyen de gagner les causes même si les chemins empruntés sont complètement obliques. N'est-ce pas un peu la réalité des avocats en tête d'affiche?
Les frères Coen travaillent ensemble à tous les niveaux de la fabrication, du scénario au montage. Leur esthétique, est admirable de maîtrise et de virtuosité.
Quelle belle soirée de cinéma, sur écran TV ARTE l'aventure etait tellement prenante que je participais à la course folle de la Western Press en même temps que les acteurs. [En plus je me rappelais mes vingt ans en Colombie et mes promenades à Cheval, sensations énivrantes d'aventure et de plaisir. Rien à voir avec les clubs équestres des grandes villes avec tout le tralala. En Amérique du nord ou du sud, c'est sauvage, un véritable contact s'établit "a cuero" entre le cavalier et le cheval]
Pour en revenir au film et à cette course d'endurance, je pensais également au prochain "Paris-Dakar" (à rebaptiser) en Argentine et au Chili je crois. Or cette grande course à travers le désert a bien existé au cours des années entre 1880 et 1910 dans l'Ouest de l'Amérique du Nord, et ce film de Richard Brooks a le mérite d'avoir été tourné en milieu naturel. Ainsi j'ai parcouru des yeux ces paysages somptueux et variés : rivières, désert blanc ou de sable jaune, végétation aride, combat pour la gloire mais aussi pour rester en vie, on ne sait pas qui transpire le plus si c'est le cavalier ou le cheval dégoulinant d'écume blanche. La soif, la chaleur, il faut s'accrocher.. pour mériter le prix de 2500 dollars. C'est un fait, il est plus reposant de le voir le spectacle sur le petit écran.
Les rapports humains sont intéressants. Tout y est. Les beaux sentiments, le sens de l'honneur, un bel échantillonnage de caractères (Le vétéran, le charlatan, le petit morveux, tous aussi machos les uns que les autres) et avec beaucoup d'humour les filles de joie pour la pause réconfort (c'est le repos du cavalier...) en plus du whisky à gogo "Que penses-tu de mon bordel ambulant ?" demande la tenancière à la seule participante à la course interprétée par Candice Bergen (comme elle est belle !). Elle suivait avec ses filles dans le convoi chemin de fer.
J'ai passé une bonne soirée en leur compagnie et sans hésitation, je vais acheter le DVD.
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Un temps de grisaille sur Marseille, très bon pour la nature et la lecture ! Je viens de prendre connaissance dans le Nouvel Observateur, d'un interview consacré au réalisateur brittanique Ken Loach. Ah ! combien je suis d'accord avec ses propos sur l'exploitation de la main-d'oeuvre bon marché que ce soit en Angleterre ou en France. On crie après la Chine et autres pays asiatiques mais que faisons-nous ici en Europe ? Comment obtient-on des produits à bas prix dans nos supermarchés si ce n'est grâce (ou à cause de) aux immigrés clandestins et ceux-là hélas n'ont aucune sécurité, sans parler des conditions de travail inhumaines. Les accidents sont nombreux, pas de logements ou insalubres, une misère. Comme dit Ken Loach, c'est bon pour les profits mais pas pour les gens.
Il en a fait un film sorti depuis quelques jours dans les salles
Ce que j'en ai lu me donne vraiment envie de le voir et je crois qu'on va beaucoup en parler au moment du festival !

