12 posts tagged “marseille”
Vendredi matin (hier) humidité intense dans le jardin, la rosée fait son cirque en dessous du fil entre les mailles de la clôture.
Derrière moi, la colline où j'ai laissé ma maison. La plupart des habitants ici se chauffent au bois et des cheminées sortent des senteurs de pins, de branchages fleuris et d'amandiers. Une merveille olfactive.
Je continue ma route jusquà la voie principale où passe les bus, et la vue de cet arbre me procure à chaque fois une grande tristesse. Dépouillé de ses atours printaniers et d'été avec ses gazouillis d'osillons, il a la paleur spectrale d'un amputé aux multiples moignons
et pour terminer me reviennent ces mots
Que te dirais-je de la poésie ?
Que dirais-je de ces nuages, de ce ciel ?
Les voir, les voir, les voir..
et rien de plus. Tu comprendras qu'un poète
ne peut rien dire de la poésie. Laissons
cette tâche aux critiques et aux professeurs.
Federico Garcia Lorca
9 heures (bonheur de la retraite, se réveiller naturellement), j'ouvre le volet de la chambre et oh ! merveille, la neige ! Du fond du vallon retentissaient les mêmes exclamations.. je vais voir le spectacle de la salle principale
On ne distingue pas grand chose, la neige continue à tomber.
je me rends plus bas dans le jardin
Le yucca ancestral s'est affalé par le poids des ans et de la neige !!
Ils étaient de tous les combats … Ils étaient des centaines de milliers … en 14-18 … en 39-45 ...
Que sait-on de ses hommes et femmes, de leur courage, de leur sacrifices ? Combien de pages dans les livres d’histoire, d’images dans nos mémoires ?
« A Nos morts » retrace une partie de cette histoire que l’histoire a oubliée …
Je reçois l'invitation par mail, le spectacle de la Compagnie Mémoires vives sera donné les 9 et 10 janvier prochains à Marseille au Théâtre de la Minoterie. Spectacle pour le public et représentation pour les scolaires le 9.
Une bonne initiative communiquer avec hip-Hop, expression de danses et de mouvements actuels que les jeunes captent aisément. L'intention est de rappeler aux nouvelles générations que la diversité était aussi dans les rangs de tous ceux qui ont libéré la France, soixante ans en arrière. Appel au souvenir, à la justice et à la fraternité.
Mémoire aux soldats de tous teints et de tous pays, sénégalais, maliens, ivoiriens, burkinabé, malgaches, marocains, algériens, tunisiens, indochinois, martiniquais, antillais, camerounais, tchadien, … Je cite
C’est au travers d’évènements emblématiques comme la bataille du Chemin des Dames en 17 et ses sacrifiés de Craonne, de parcours héroïques comme celui d’Hady Bah, tirailleur guinéen devenu chef d’un réseau de résistants en 41, que le spectacle met en perspective le sacrifice de ces soldats des colonies « A NOS MORTS … » nous raconte également le groupe Manouchian et des dizaines de nationalités, de toutes les confessions qui se sont engagées dans les nombreux réseaux de la résistance.
« A NOS MORTS … » nous parle enfin de ces femmes, ouvrières, résistantes, soldates, « A NOS MORTS … » nous raconte celles et ceux que l’on ne connaît que trop peu et qui pourtant ont été, au côté de toutes les forces combattantes, souvent devant elles, les défenseurs, les garants de notre liberté.
L'EAU CHAUDE N'OUBLIE PAS QU'ELLE A ETE FROIDE (Proverbe Haoussa)
www.mabulle78.centerblog.net . Merci.
La tempête ! Un paysage noir, il régnait une atmosphère étrange. Le vent soufflait dans les gouttes de pluie comme un enfant faisant des bulles de savon. Mêmes mes chiennes ne voulaient pas mettre une patte dehors, elles ont dû attendre l'accalmie du soir pour faire leur tour dans le jardin où stagnaient d'énormes flaques d'eau.
Du coup, puisqu'il était impossible de mettre le nez dehors, je me suis promenée à Marseille en remontant le passé dans un monde inconnu : celui des caïds et des truands. Comment fonctionnait ce "milieu" ?
Georges N'Guyen Van Loc dit "Le Chinois" décédé début décembre, haut fonctionnaire honoraire de la police nationale, qui a été une figure emblématique du monde policier, tout particulièrement à Marseille. et auteur de ce livre LA PEAU D'UN CAÎD où il se balade entre fictions et réalités, qui en parlant de sa carrière avec les pionnier du GIPN de Marseille "cent pour cent de réussite avec une baraka fantastique" et "Ce sont les truands qui ont fait ma réputation". Je ne pouvais que m'instruire valablement sur le sujet en tournant le pages de son ouvrage "La peau d'un caïd".

Marseille après-guerre. L'époque des réglements de compte dans le Milieu comme ailleurs, ce qui vaudra l'ascension des grands caïds ou leur chute. Epoustouflant. Le Commissaire Fournier (héros de ce récit), beau, intelligent, élégant et ex-flic de la DST va profiter d'un événement pour donner sa démission et rallier peu à peu le monde de Félix Mariani, roi de la pègre local. L'ex-Commissaire songe à la grande vie, aux belles voitures, aux costards chics et aux filles. Tout ceci va lui être offert sur un plateau par Mariani. Fournier, ancien résistant, possédant des renseignements importants et compromettants, grâce à son éducation bourgeoise (fils d'un professeur de médecine renommé), à sa culture, à son intelligence et à son passé professionnel, possédait un avantage considérable sur Mariani (petit berger corse venu s'enrichir à Marseille). Le tout est de savoir qui des deux seigneurs allait rester vivant. L'ère de la drogue était arrivée avec sa violence, avec le clan des siciliens, une lutte terrible allait s'engager pour la conquête du pouvoir en connexion avec l'Amérique du Nord.
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Le piège s'est refermé sur moi. Pas moyen de détacher mes yeux des lignes qui me promenaient dans les quartiers de l'Opéra, du Vieux Port, de la Canebière, des Goudes et du Roucas Blanc où s'érigent, encore actuellement, les somptueuses villas habitées par les rois de la pègre. Du suspense, je savais que la politique était itimement lié au monde des voyous, j'en ai eu confirmation dans l'histoire. En conclusion, je n'ai pas regretté mon wek-end ! | |
d'accord on peut aller au supermarché mais les prix prennent l'ascenseur
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Munie de mes deux paniers et de mon courage pour les porter ensuite, je me rends au centre ville, au marché dit des Capucins, rue longue.
Le tramway me laisse tout près, le premier coup d'oeil va vers le rouge, éclatant, luisant de la pastèque, el melon de agua en espagnol.
Hum, pas cher et très sucré. Une merveille. J'imagine 
Je poursuis rue longue, le marché du poisson, des herbes parfumées, des épices, des pains arabes, des pizzas, des poteries, la caverne d'Ali Baba...
Les asiatiques et africains se trouvent au fond de la rue, tous les produits exotiques figurent sur leurs étals. Pas tout à fait comme là-bas, mais presque ! La preuve
Ici c'est le souk on ne se prend pas au sérieux mais vaut mieux ne pas chercher la bagarre... cela pourrait être dangereux. C'est le nombril de Marseille, la vie y bat son plein, c'est l'agitation permanente, on passe mais on ne reste pas.
Bon vendredi soir........................
Comme d'habitude, au lever le soleil et avant-hier un peu de vent. Irons-nous ou resterons-nous à Marseille ? Nous nous posions la question au vieux-port devant notre point de rendez-vous, l'embarcadère des navettes pour les Iles. Une réponse donnée par la Compagnie maritime, pas d'arrêt au château d'If à cause des vagues. Bon. Nous voyions les bateaux partir, l'effervescence sur le quai, que de touristes alors pourquoi pas nous ? Et voilà 8 billets pour l'île du Frioul.
Demi-tour du bateau, nous laissons la ville, les mouettes ne nous suivent pas mais recherchent les déchets des poissons jetés à l'eau, le marché se tient au vieux port tous les matins. Un spectacle visuel et auditif avec la gouaille marseillaise face aux clientes hésitantes mirant les sardines, les daurades et les petites fritures toutes fraîches. C'est la danse des pageots sur les étals parsemés de glace pilée. Les touristes se régalent avec les yeux amusés, les marseillais regardent les prix et marchandent.
Quelques années de moins, et quelques sous en plus, il est probable que j'aurais un petit bateau. Oh il ne serait pas au vieux port car les places sont très coûteuses car rares mais à d'autres endroits c'est encore possible. Je suis jalouse des oiseaux de mer allant dans tous les sens au ras de l'eau, zizaguant au-dessus du port, allant du quai Rive-Neuve et même jusque dans la ville en quête de nourriture jusqu'à la place Castellane, le boulevard Baille et la Timone !
Voilà nous prenons le large et de la vitesse, les vagues éclaboussent nos visages, éclats de rire, c'est délicieux. Je ferme les yeux, où allons-nous ? Quelle destination de l'autre côté de la méditerranée ? Je me surprends à rêver.....
A bientôt
photo de www.fotosearch.fr
Je descendais la Canabière cet après-midi, de l'Eglise des Réformés jusqu'à Noailles pour ceux et celles qui connaissent Marseille. J'ai vu cette fille, son barda, sa chienne et le chiot recevant le biberon. Donneuse d'amour et voyez la tendresse dans le regard de l'animal ! Pourquoi certains sentent mieux la vie que d'autres ?
"Regardez, dit l'hirondelle à ses petits...Et les petits regardent les hommes marcher. S'ils restent bien unis ensemble, ils mangeront, dit l'hirondelle, mais s'ils se séparent ils crèveront..." extrait d'un texte de Prévert.
Je mets la photo à la disposition du groupe intéressé au cas où...
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